Nouvelles histoires de brigands

La pureté sobre d’Isabelle Vaillant

GisellePhotographe professionnelle depuis 2000, Isabelle Vaillant explore un monde bien à elle. Un monde qui existe de façon évidente mais qui serait imperceptible si elle ne le révélait pas par ses images. Une absolue banalité, pourrait-on croire, comme en témoignent par exemple les sujets des « Photos du dimanche » (ci-contre). Par son point de vue si singulier, la photographe sait sublimer ses sujets dans  des prises de vue le plus souvent en noir en blanc qui donnent de la profondeur et le sentiment d’un étrange récit sous-jacent.

 

 

 

 

« Nouvelles histoires de brigands »

Une commande a été passée à Isabelle Vaillant pour les vingt ans de la Maison. Le travail textes et photos a pris comme point de départ un livre de Louis Guilloux : « Histoires de brigands ». Ce recueil de faits divers relevés dans Saint-Brieuc au quotidien témoigne de la capacité de Louis Guilloux à faire des gens du peuple, les personnages de ses romans.

« J’étais un vagabond, je comprends ceux qui partent avec rien dans les poches » –

Louis Guilloux – Histoires de Brigands

Et c’est bel et bien ce rapport aux gens qui rapproche Louis Guilloux et Isabelle Vaillant. La connivence des deux auteurs se fait par leur affection commune pour ces figures croisées au détour d’une rue, d’un café.

Isabelle a l’art de s’adresser aux passants, de se faire inviter chez eux, de recueillir leur parole par le regard généreux qu’elle porte : « Je les trouve simplement en ouvrant les yeux », avoue-t-elle.

Etre normal, c’est attirer l’attention parce qu’anonyme !

Pour Isabelle,  il n’y a pas d’incompatibilité entre « être normal » et «être mis en vue ». Isabelle Vaillant sait aller chercher les individus dans leur milieu de vie et saisir sur l’image ce qui constitue leur être.

« Ce qui m’intéresse, c’est d’être sur un fil entre la normalité et l’anormalité, j’aime voir ce qui se joue à l’intérieur des êtres ».

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